Immobilier & logement : acheter en France
Acheter un logement en France, c’est bien plus que le prix affiché. Entre l’apport personnel attendu, les frais de notaire, le coût réel du crédit et les charges récurrentes comme la taxe foncière, le budget complet dépasse souvent ce que l’on imagine. Ce chapitre pose des repères clairs et chiffrés, à jour de 2026, pour que vous sachiez quelles questions poser et quels montants anticiper avant de vous engager.
- Estimez votre apport : les banques attendent en général 10 % minimum du prix pour couvrir les frais, et un apport de 20–25 % ouvre les meilleurs taux.
- Calculez le coût total : prix du bien + frais de notaire (≈ 7–8 % dans l’ancien, ≈ 2–3 % dans le neuf) + éventuels travaux.
- Simulez votre prêt sur 20–25 ans et vérifiez que la mensualité respecte un taux d’endettement raisonnable (souvent plafonné autour de 35 % assurance comprise).
- Vérifiez les aides et les contraintes : éligibilité au PTZ si vous êtes primo-accédant, et classe DPE du logement qui conditionne sa valeur et sa location future.
Ce qui compte
Un achat immobilier en France se décompose en trois blocs de coûts qu’il faut distinguer. D’abord le coût d’entrée : le prix du bien, l’apport personnel et les frais de notaire. Ensuite le coût du financement : le taux du prêt, l’assurance emprunteur et la durée, qui déterminent la mensualité et le coût total du crédit. Enfin les charges récurrentes : la taxe foncière, les charges de copropriété, l’entretien et l’énergie. Les frais de notaire sont la première surprise pour beaucoup d’acheteurs. Dans l’ancien, ils représentent environ 7 à 8 % du prix, car ils sont dominés par les droits de mutation (DMTO) reversés aux collectivités. La loi de finances a permis à de nombreux départements de relever leur taux, ce qui a légèrement augmenté ces frais. Dans le neuf, ils tombent à environ 2 à 3 %. Des allègements existent pour les primo-accédants dans certains départements (à jour 2026, en cas de doute, vérifiez la source officielle). Le crédit reste le poste central. En 2026, les taux indicatifs sur 20 ans se situent autour de 3,1 à 3,6 %, le meilleur tiers des dossiers (apport élevé, revenus stables) obtenant les conditions les plus basses. La mensualité ne doit pas faire exploser votre taux d’endettement, généralement contenu autour de 35 % des revenus, assurance comprise. Le PTZ (prêt à taux zéro) aide les primo-accédants sous conditions de ressources. Depuis la réforme, il finance les logements neufs sur tout le territoire, et l’ancien uniquement en zones B2/C avec au moins 25 % de travaux de rénovation énergétique. Il finance une part du projet (de l’ordre de 10 à 50 % selon les revenus) et complète toujours un autre prêt. Enfin, le DPE (diagnostic de performance énergétique) est devenu central. Il informe sur la consommation du logement et conditionne la location des passoires thermiques : les logements classés G ne peuvent plus faire l’objet d’un nouveau bail depuis 2025, F suivra en 2028. Une réforme du mode de calcul, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, a fait sortir mécaniquement de nombreux logements du statut de passoire. Un mauvais DPE reste un fort levier de négociation et un budget travaux à anticiper.